Lundi matin, M. Richert a annoncé le résultat de la « consultation » ayant pour objet de trouver une dénomination à la mégalo-région « Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne ».

Le choix des « votants » s’est finalement porté sur la proposition « Grand Est » ajoutée in extremis avant le début du vote.

Cet épilogue burlesque est un désaveu cuisant pour Philippe Richert et son groupe « d’experts » dont les propositions farfelues (ACALIE, Rhin-Champagne, Nouvelle Austrasie) ont été largement rejetées par les votants: elles rassemblent à elles trois à peine un quart des « suffrages » exprimés. C’est une nouvelle preuve, s’il en fallait, du décalage total entre les populations concernées et leurs élus.

La mobilisation constatée pour cette consultation illustre sans doute la volonté d’une partie de la population d’éviter une humiliation supplémentaire en voyant la région qu’on leur impose affublée de surcroît d’un nom ridicule.

Le choix «Grand Est» fait en tout cas écho aux idéaux jacobins qui ont guidé cette réforme territoriale. L’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, fourre-tout incohérent, sera désormais désigné comme l’ensemble administratif se situant à l’Est de Paris, centre de l’Univers comme chacun sait.

Après avoir rayé l’Alsace de la carte des régions, on essaye à présent d’en faire disparaître le nom et d’occulter son ancrage rhénan au coeur de l’Europe.

Il est grand temps que cette mascarade prenne fin, par respect pour nos concitoyens et nos vraies régions.

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