Après que le chef du gouvernement a insulté le peuple alsacien en niant jusqu’à son existence, voilà que le chef de l’Etat, chef des armées, porte l’estocade finale en annonçant sur le mode goguenard – dans notre langue régionale nous dirions schadenfroh – : « L’Alsace n’existe plus. »

Le jacobinisme liquidateur des diversités et des cultures triompherait-il ?

Après avoir organisé le déclin de notre langue, il se prépare à annoncer la mort de notre Droit local, de notre régime local de santé, pourtant équilibré et florissant, puis de notre système concordataire, qui offense et gêne uniquement les intégristes laïcistes.

Les liquidateurs avancent dorénavant à visage découvert et à grand pas. Les laisserons-nous faire sans réagir?

Nos amis corses, bretons ou basques ne toléreraient pas de telles marques de mépris.

Alsaciens, démocrates, humanistes, nous ne nous résignons pas à la disparition institutionnelle de notre région historique millénaire.

L’arrogance de nos gouvernants cache mal leur faillite dans leurs missions premières, notamment la lutte contre le chômage et la précarité.

MM. Valls et Hollande, c’est vous qui n’existerez plus dans les palais de la République, à l’échéance de votre bail en mars prochain…

Andrée Munchenbach, présidente d’Unser Land

Jean-François Mattler, président de la Fédération Démocratique Alsacienne

Frédéric Turon, président des Alsaciens Réunis

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