Guide en traîneau à chiens et consultant en webmarketing, à 41 ans, Guillaume Reffay est un écologiste humaniste au fait des réalités économiques. Sa rencontre avec Unser Land lui fait prendre pleinement conscience de ses racines alsaciennes.
Également l’un des animateurs du projet de monnaie locale « La Cigogne » sur le Sud Alsace, son parcours l’a amené à s’intéresser de près à la théorie de la Transition telle qu’énoncée par Rob Hopkins. Il partage ce point de vue à travers plusieurs domaines : professionnel, politique, associatif, personnel.
Son blog : www.leconomiedumiel.org


 

LE MOUVEMENT DE LA TRANSITION, UN MOYEN DE SE RELIER

Pic pétrolier, dérèglement climatique, la transition est avant tout un moyen de créer du lien social autour d’objectifs communs. En communiquant sur le positif, les solutions qui fonctionnent, elle nous aide à recréer le groupe humain, dans son ensemble.
Ainsi, le pétrole va devenir de plus en plus rare et donc de plus en plus cher. De plus, un fonctionnement énergétique basé sur les énergies fossiles participe grandement à la modification de nos climats.
La théorie de la transition, énoncé en 1er par Rob Hopkins au Royaume-Uni se veut de préparer une société qui se passe au maximum de ces énergies.
Non seulement en relocalisant l’agriculture, l’économie mais aussi en retrouvant des rapports de proximité plus riches, plus collaboratifs, tels nos arrières-arrières-grands-parents, à une époque où l’accès à l’énergie n’était pas aussi facile, tout en prenant en compte les dernières technologies.
Le mouvement né à Totnes en Grande-Bretagne s’étend au fur et à mesure, y compris à de grandes villes, qui préparent la période à venir où ce pétrole ne sera plus bon marché et pour laquelle nous devons réinventer notre modèle de société afin de ne pas épuiser toutes les ressources de la planète.
Le théorie de Rob, basée sur le pic pétrolier et les changements climatiques se complète peu à peu par la recherche de solutions à la crise économique qui s’installe et qui remet en cause notre économie basée sur la consommation des matières d’une manière générale.
Les initiatives sont nombreuses, énergies alternatives, monnaies locales, incroyables comestibles, jardins partagés, finance éthique et touchent divers pans de notre civilisation : santé, économie, société, alimentation, production d’énergie.
Les initiatives locales de transition, initiées par des citoyens souhaitent les relier, au niveau d’une ville , sensibiliser la population et les élus à cette nécessité, que nous préparions ensemble ce passage vers un autre mode de vie, choisi plutôt que forcé, mais à la vitesse nécessaire.
La solution du changement ne peut venir que de la base et des initiatives de chacun. Presque tous les gouvernants se focalisent sur la relance de l’économie, laquelle repose sur une permanente augmentation de la consommation, cette voie est sans issue pérenne.

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