Unser Land salue, avec tous les militants écologistes et nos amis allemands et suisses, la mise à l’arrêt du réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim, en attendant celle du 2è, fin juin. Début de soulagement.

Après 40 années de bombardement neutronique dans des réacteurs construits pour durer 20 ans, le bon sens et le principe de précaution exigeaient qu’on prenne en compte l’inévitable dégradation des matériaux.
Cette fermeture est logique et était programmée. Enfin les populations des deux côtés du Rhin voient s’éloigner la menace d’une catastrophe majeure!
Mais le problème des déchets et les risques d’irradiation de la nappe phréatique restent entiers. Sans compter le déficit abyssal d’EDF, laissé à la charge des générations de contribuables actuelles et futures.

Les fonds engloutis depuis des décennies dans l’entretien et les réparations d’une usine à vapeur dangereuse auraient pu être mis au service de l’innovation et du développement des énergies du futur. Plombée par la politique du tout nucléaire, la France et ses régions sont bien en retard. En effet malgré la fermeture de la centrale alsacienne (2 réacteurs sur 54), la France reste dépendante du nucléaire pour plus de 70% de son électricité.
Unser Land déplore l’embarras dans lequel semblent se trouver les élus locaux. La fermeture de la centrale était inévitable. Malgré les sursis qui lui ont été accordés, il est étonnant que les pouvoirs publics n’aient pas anticipé et soient en panne de projet sérieux pour l’avenir. La centrale a dégagé des bénéfices considérables pour les collectivités locales : les responsables politiques auraient-ils omis de les investir pour préparer un avenir sans l’insécurité atomique, à leurs administrés et aux générations futures ?

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