Les dernières semaines ont vu la question de l’immigration prendre de l’ampleur dans le débat politique alsacien.
Les vagues d’immigration que connait actuellement l’Europe et leur gestion par les États européens interpellent fortement nos concitoyens, d’autant plus que la situation de notre continent, qui peine depuis 2009 à s’extirper de la crise financière, nous rend encore plus fragiles face aux bouleversements démographiques, économiques culturels ou religieux.

Nous tenons à affirmer haut et fort les principes qui guident notre mouvement quant à la thématique de l’immigration :

Notre idéal est que chaque être humain puisse pouvoir vivre décemment et en paix dans son pays : la mobilité est un droit mais l’immigration massive est un échec global dans lequel toutes les parties sont perdantes.

• Aucun mur , ni aucun barbelé ne peut empêcher à long terme les flux migratoires tant que subsistent les problèmes qui en sont la cause (guerre, déséquilibres économiques). Le problème doit être d’abord traité à sa racine.

• En ce qui concerne les migrants, de Syrie notamment, chaque État doit prendre sa part en proportion de ses capacités d’accueil, et en premier lieu les pays voisins. La solidarité ne peut être le seul fait de l’Europe.

La gestion de l’immigration nécessite une définition claire des droits et devoirs de chacun.

• Nous considérons qu’il est de notre devoir d’accueillir les immigrés dans la limite de nos capacités, économiques notamment. L’accueil de l’autre fait partie intégrante des traditions alsaciennes. Nous voulons une immigration réfléchie et construite qui vise à l’intégration, pas une ghettoïsation communautariste à la française.

• L’Alsace doit disposer des moyens financiers et institutionnels permettant de mettre en œuvre  une vraie politique régionale d’intégration, pilotée en Alsace par les Alsaciens. Le « modèle » français a échoué, à nous de créer les conditions d’une intégration réussie dans l’intérêt de chacun.

• Les arrivants ont le devoir de s’intégrer et d’accepter le socle de nos valeurs communes : respect et acceptation de nos lois, de nos coutumes, de notre langue, de notre tradition démocrate chrétienne.  Nous voulons des règles claires de vie commune ainsi que leur application stricte car le laxisme est la pire des choses pour toutes les parties.

Unser Land rejette tout à la fois le refus et la haine de l’autre comme profondément contraires aux valeurs humanistes alsaciennes, mais également le laxisme et le communautarisme comme incompatibles avec une société alsacienne que nous voulons basée sur un engagement réciproque et un socle de valeurs non négociable.

Concernant l’attitude du Front National en Alsace, notre mouvement dénonce l’imposture de certains candidats du parti d’extrême-droite qui, en tenant un discours pseudo-régionaliste, tentent d’abuser les électeurs.

Comme indiqué dans son programme officiel, le Front National est officiellement contre les régions fortes et pro-départements, il est également opposé à l’officialisation des langues régionales.

Le problème de l’Alsace aujourd’hui, c’est l’État français. L’Alsace n’a nul besoin d’un parti qui n’apporterait aucune solution viable sur les questions d’immigration et d’intégration et qui ne ferait que pousser à son paroxysme la politique jacobine menée par les différents gouvernements de droite et de gauche.

Nous indiquons également que les membres, élus et responsables du Front national sont persona non grata dans toutes les manifestations organisées par le mouvement alsacien. Nous ne laisserons plus souiller le Rot un Wiss, le drapeau de l’Alsace, celui que nos Pères ont brandi, face à la volonté constante de l’État français d’éradiquer nos libertés ainsi que notre langue et culture germanique.

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