Par Michel Haering


 

Le Centre Départemental d’Histoire des Familles a fermé ses portes le 18 juillet dernier.
Une décision rapide pour les utilisateurs, trop brutale même pour les cinq salariés qui n’en ont été informés que le 6 du mois.
Le CDHF était installé à Guebwiller depuis 1991, d’abord au Cloître des Dominicains, et depuis 1994 dans la Maison Schranck, l’ancien hôtel de ville datant de 1555, siège de l’administration municipale jusqu’au 17ème siècle. Il s’agissait d’une structure originale et unique en France. Le centre mettait à disposition du public une bibliothèque de plus de 10 000 ouvrages, des microfilms, des archives et autres documents concernant l’histoire des familles. Qu’adviendra-t-il de ce fonds ?
Rien n’est encore décidé. Comme reste posée la question de l’avenir incertain des salariés, tous licenciés, dont la déception et l’incompréhension font peine à voir. La cinquantaine de bénévoles de ce lieu de vie convivial et d’entraide, chargés essentiellement de la saisie informatique, et du découpage d’annonces, se retrouve également orpheline.
Que dire de l’irrespect de nos représentants politiques vis-à-vis des utilisateurs qui se voient empêchés, quasiment du jour au lendemain, de pratiquer leur passion commune : la recherche généalogique.
Eric Straumann ( Les Républicains ), le nouveau président du Conseil départemental du Haut-Rhin n’a même pas pris le soin d’en informer officiellement le maire UDI de Guebwiller, dont la ville mettait pourtant les locaux à disposition. D’aucuns y voient un règlement de compte au sein de la soi-disant majorité alsacienne !
Pour les usagers en colère, certains y consacraient leurs congés et venaient parfois de très loin, cette disparition est injuste et honteuse. Il s’agit d’un choix financier, donc d’une décision politique que les conseillers départementaux auraient pu et dû anticiper. C’est aussi une attaque de plus contre le patrimoine alsacien, dont on se serait bien passé.
Après le CDHF, à qui le tour ? Les Brigades Vertes, encore un service unique en France, sont déjà sur la sellette.

Michel Haering

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