Unser Land salue le limogeage du directeur de l’ARS Grand Est, M. Christophe Lannelongue, comme première étape d’une remise en cause de la gouvernance imposée par les réformes hospitalières successives et la loi NOTre.

Aussi bien l’ARS que le Grand Est ont été défaillantes dans la prévention et l’accompagnement de la crise inédite provoquée par le COVID, en particulier dans les départements alsaciens et mosellan, qui paient un tribut humain particulièrement lourd et choquant.

Unser Land a soutenu les manifestations et grèves des personnels hospitaliers face aux fermetures de services, en particilier dans le Haut-Rhin: Altkirch, Thann, Mulhouse…, pour dénoncer les dégradations inadmissibles de l’offre de soin, qui éclatent au grand jour.

Le parti alsacien demande avec constance un pilotage tripartite du territoire de santé Alsace (élus, usagers et praticiens) ainsi que des moyens humains, financiers et techniques pour les hôpitaux, particulièrement sinistrés de Mulhouse, Thann, Altkirch, Saint-Louis et Guebwiller.

En finir avec l’ARS !

Modèle de bureaucratie et expression du centralisme français et de l’absurdité des méga-régions, l’ARS est avant tout le bras armé du ministère, au centre d’une circonscription grande-comme-deux-fois-la Belgique, forcément éloignée de la plus grande partie des territoires.

En santé comme dans de nombreux autres domaines, l’efficacité ne peut exister que dans un territoire cohérent et doté de pouvoirs (plans de formation et de recrutement, participation aux financements et à la gouvernance…).

Si l’ARS avait été gérée au niveau de l’Alsace – avec des moyens suffisants -, la pandémie aurait pu être prise en charge de manière précoce et efficace car ciblée et réactive : (commandes de masques-blouses-gants, gestion des lits hospitaliers, confinement ciblé, active coopération transfrontalière, achats de tests, mobilisation et réquisition de personnels…). Un accompagnement utile aurait pu être apporté au plus tôt par les collectivités locales : ainsi les laboratoires vétérinaires départementaux auraient pu ne pas attendre le trop tardif feu vert du gouvernement pour participer au dépistage.

Outre l’hypercentralisme des organes de décision, Unser Land condamne le management strictement entreprenarial et comptable de l’hôpital public. Au-delà du départ de M. Lannelongue, un simple « costkiller », nous demandons que soient examinées les responsabilités au plus haut niveau et que soit condamné un système technocratique et mortifère. Nous exigeons une refonte des politiques de santé  dans l’esprit du serment d’Hippocrate.

A cet égard nous saluons le dévouement sans limite de tous les personnels soignants et espérons une sortie de crise rapide et durable.

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