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Une victoire en trompe l’oeil !

Unser Land prend acte des résultats du deuxième tour des élections régionales qui placent Les Républicains et Philippe Richert à la tête de la méga-région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.

M. Richert ne peut s’enorgueillir de son score du deuxième tour, qui n’est pas un score d’adhésion, mais bien un score de rejet du FN. Il ne doit son salut qu’à un système électoral inique qui donne au final la majorité absolue à une liste pesant à peine un quart des voix au premier tour et fait le lit du bipartisme au détriment d’une représentation proportionnelle des différentes expressions du suffrage universel. C’est ce dévoiement de la démocratie qui engendre le vote FN et le rejet de la classe politique. »

Nous invitons M. Richert à tirer les enseignements du premier tour de ces élections. En effet, ses résultats au soir du premier tour étaient largement minoritaires (25,83%), ceux de son concurrent de la majorité gouvernementale étant encore plus faibles (16,11%). A l’évidence c’est la colère et le désaveu qui ont primé au premier tour de ces élections, notamment à l’égard de la réforme territoriale. Ce que confirme le score de la liste « NON à l’ACAL, OUI à nos régions », arrivée en 3ème position en Alsace.

Unser Land appelle le futur président à consulter les populations sur l’avenir de la méga-région qui aujourd’hui n’a aucune légitimité démocratique. En attendant les résultats de cette consultation référendaire, préalable indispensable, nous demandons aux nouveaux responsables de cette entité administrative de ne prendre aucune mesure qui pourrait entraver ou compliquer sa remise en cause. A cet égard nous demandons que soient maintenus trois budgets séparés, que les services des conseils régionaux ne soient pas fusionnés et que l’on bloque tout processus de fusion dans les instances liées ou non au conseil régional : chambres consulaires, ligues sportives, etc.

Unser Land reste plus que jamais mobilisé pour défendre l’Alsace, son périmètre historique, son Droit local, sa langue et sa culture. Nous serons présents lors de l’installation de la nouvelle – et pléthorique – assemblée le 4 janvier prochain à Strasbourg pour constater les premiers dysfonctionnements prévisibles de cette usine à gaz coûteuse, contre-productive et non démocratique. Le combat continue !

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