Unser Land dénonce les actes de vandalisme par lesquels le cimetière juif de Westhoffen a été profané. Le parti alsacien s’inquiète de la multiplication des dégradations ciblées de lieux de culte en Alsace et dans l’ensemble des régions de France. Les violations récurrentes de lieux sacrés, parmi lesquels ceux où reposent nos morts, témoignent de la fragilité et de la déliquescence des valeurs fondatrices de notre civilisation.

Cependant Unser Land s’insurge contre les sentences hâtives rapportées dans l’article des DNA de ce jour sous-titré « l’antisémitisme et l’Alsace ». Alors que la France entière est exposée à une recrudescence d’actes ostentatoirement blasphématoires – un phénomène profondément alarmant – le président Rottner et son alliée de circonstance Mme Pernelle Richardot, appuyés par M. Deneken, président de l’université de Strasbourg, réagissent en jetant l’anathème sur les Alsaciens, porteurs d’une haine spécifique: « un refus de l’Autre en Alsace » qui serait fatalement lié aux « débats identitaires alsaciens [qui ] sont en train de réveiller la bête immonde »… Ce faisant, ils tentent d’entraîner le débat public dans des dérives malsaines et mal à propos.

Nous invitons ces personnalités à recouvrer la raison et à faire taire en eux leur ressentiment à l’égard d’un peuple et d’une région dont ils n’ont pas su défendre les intérêts et qu’ils ont trahis. Un examen serein de la situation permet d’établir que le problème dépasse largement le périmètre alsacien. Dans un article du 12 février dernier BFM TV rapporte que, à l’échelle de tout le pays, « selon un bilan du ministère de l’Intérieur, en 2017, ont été dénombrées 978 atteintes aux édifices religieux et aux sépultures, dont 878 contre des lieux chrétiens », soit une moyenne de près de 3 par jour, généralement peu médiatisées.

Les dégradations de caractère antisémite sont certes plus fréquemment déplorées en Alsace que dans d’autres régions, mais cela s’explique non pas par une particularité ethnique sur un prétendu fond généralisé d’antisémitisme, mais simplement pour des raisons statistiques : l’Alsace a été et reste une terre d’accueil pour les Juifs, comme elle l’a été pour les protestants chassés de France. Il existait en Alsace un judaïsme rural spécifique. Des villages bien marqués par la culture juive ont prospéré. Cimetières juifs et synagogues sont partout présents dans nos paysages et appartiennent à notre patrimoine commun.

L’Alsace n’a aucun problème, bien au contraire, avec la communauté juive dont la langue, le judéo-alsacien, interagit avec l’Elsasserditsch.

Elle a simplement un problème avec l’antisémitisme dont se parent la bêtise et la violence de certains individus qui ne sont quasiment jamais identifiés et qui ne sont en rien représentatifs de la population. Elle a surtout un problème avec une pseudo élite repliée sur elle-même et ses seuls intérêts, acharnée à nier et effacer la réalité alsacienne, qualifiée de « fantasmée »…, et insultant son propre peuple par des amalgames honteux.

Sus au racisme anti-alsacien !

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