Menu icoMenu232White icoCross32White
<
>

Images de la page d'accueil

Cliquez pour éditer

Images de la page d'accueilBandeau avec du texte, des boutons ou une inscription à la newsletter

Cliquez pour éditer
Retour
Chronique d’un échec industriel

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Abonnez-vous à notre newsletter
icoCross16Dark

Chronique d’un échec industriel

Le groupe Daimler-Benz vient d’annoncer sa volonté de se séparer de l’usine SMART à Hambach. Cette usine se situe certes en Moselle, mais, voisine de l’Alsace Bossue, elle emploie de nombreux Alsaciens. Unser Land ne peut pas s’en désintéresser. Le parti autonomiste n’est pas vraiment surpris par la décision de Daimler-Benz et appelle à tirer les conséquences de ce nouvel échec de la politique industrielle emblématique des recettes de l’ancien monde.

Voilà une aventure industrielle lorraine, qui démarra fin des années 1990 sous l’impulsion du ministre de l’Industrie Gérard Longuet. Il s’agissait, avec l’implantation de l’usine et ses sous traitants, de réindustrialiser une région impactée par les arrêts programmés des Houillères ; un peu comme sa jumelle dans le nord ouest de la Lorraine avec l’implantation du coréen DAEWOO pour compenser l’arrêt de la sidérurgie.

Si l’aventure asiatique a rapidement tourné au vinaigre, celle de la SMART appelée alors SWATCH-MOBILE, s’est avérée malgré la proximité géographique et culturelle Germano-Suisse, également très laborieuse. L’entrepreneur et initiateur hélvético-libanais, M Nicolas Hayek, se retira rapidement du projet car il souhaitait créer une voiture bon marché et citadine. Daimler décida de mener seul le projet selon les critères de qualité et de finition de la marque. Mais la rentabilité ne sera pas au rendez-vous. La voiture, devenue trop chère, avait du mal à trouver son public dans un marché connaissant l’explosion des ventes des grosses cylindrées générant pourtant des fortes émissions en CO2.

Paradoxalement, c’est du succès des grandes berlines que viendra dans un premier temps le salut pour la petite SMART.

Car pour vendre des voitures à forte valeur ajoutée, Daimler devait compenser en produisant des véhicules à faibles émissions dans le seul but de baisser son empreinte carbone totale.

Ce modèle économique, principalement pensé pour se jouer des lois, ne peut tenir et survivre à long terme. Le révélateur de ce système malade sera finalement le virus du Covid-19.

Si nous retraçons l’histoire de cette implantation, c’est parce qu’il nous semble indispensable que nous nous posions des questions sur notre modèle industriel récent. Mais aussi par rapport à notre modèle de consommation décorrélé des ressources réelles de notre planète qui conduit le système économique jusqu’à considérer le droit à polluer comme un bien d’échange monnayable.

Pourtant, ce projet industriel était bon et aurait dû se suffire à lui même. Alors pourquoi cet échec?

Une réflexion locale et régionale, une remise à plat, en tenant compte des enjeux globaux est indispensable pour les futurs projets de reconversion.

Partout, pour se donner les moyens d’accueillir d’hypothétiques projets, on parle d’engloutir encore plus de terres dans des zones d’activités. Parfois même, comme en plaine d’Alsace, pour favoriser l’implantation d’immenses mais basiques entrepôts de stockages relais. Sans aucune garantie de pérennité, cette fuite en avant, cette gabegie, doit nous questionner et faire réagir. Mais au delà des réactions, c’est aussi aux décideurs de prendre la mesure des conséquences sur les choix qu’ils auront à faire dans un monde en mutation très rapide. La question du rapport entres bénéfices et apports immédiats de ces artificialisations et leurs impacts sur le moyen/long terme ne peut plus être éludé et simplement laissée aux suivants.

Les travailleurs qui font fonctionner l’usine de Hambach et ses sous-traitants sont aussi issus de sociétés rurales comme celles de l’Alsace Bossue et du Pays de Bitche. Ces régions sont capables de résilience et étaient naguère en capacité de subvenir à leurs besoins en optimisant des ressources limitées. Nous souhaitons bien sûr un bon projet de reprise, mais à la vue de la trajectoire industrielle de Hambach, le principal atout pour rebondir de ces territoires réside probablement dans leur capacité à avoir su préserver les fondamentaux comme leur environnement.

Consultez également
Régis Baschung, candidat dans la 5ème circonscription du Haut-Rhin

Régis Baschung, candidat dans la 5ème circonscription du Haut-Rhin

Régis Baschung, 58 ans, 2 enfants, technicien qualité de formation, employé dans une société de...

21 avril 2022
Nos équipes sont sur le terrain et couvrent l’Alsace entière.

Nos équipes sont sur le terrain et couvrent l’Alsace entière.

Le message est clair !Alsace Autonome ! Autonomie jetzt! 🇲🇨Nos équipes sont sur le terrain et...

18 avril 2022
COMMUNIQUE DE PRESSE : Visite de Macron: Unser Land attend des actes

COMMUNIQUE DE PRESSE : Visite de Macron: Unser Land attend des actes

COMMUNIQUÉ DE PRESSEVisite de Macron: Unser Land attend des actesDans le cadre de la campagne...

11 avril 2022
Communiqué de presse

Communiqué de presse

COMMUNIQUÉ DE PRESSEL'effondrement de LR doit amener à une recomposition du paysage politique...

10 avril 2022
Boycott des candidats du 1er tour de l’élection présidentielle française

Boycott des candidats du 1er tour de l’élection présidentielle française

COMMUNIQUÉ DE PRESSEUnser Land appelle au boycott des candidats du premier tour de l’élection...

5 avril 2022
Conférence sur les jeunes en politique

Conférence sur les jeunes en politique

Participation du président de la section jeune Maxence Helfrich à la table organisée par l’ISEG...

20 mars 2022