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Jerome GOEPFERT
4 mars 2011

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Jérôme Goepfert, candidat dans le canton de Geispolsheim

Jérôme Goepfert, 30 ans, est cadre commercial dans l’industrie. Originaire de Geispolsheim-Gare, il est engagé depuis plusieurs années au sein du mouvement culturel alsacien (Fer’s Elsass). Vice-président d’Unser Land, il milite en faveur du bilinguisme et des libertés alsaciennes.

Cathy Castano, 35 ans, est technicienne dans le transport aérien. Originaire et habitante de Blaesheim, elle est mariée et maman d’une petite fille.

Durant son mandat – raccourci à trois ans – votre nouveau conseiller général devra se prononcer sur la fusion des collectivités alsaciennes et la constitution d’un pouvoir régional fort. Le choix qui sera fait aura des conséquences majeures sur le plan économique et social pour les prochaines décennies. Aussi,

il est de mon devoir de vous en parler et de vous exposer mes convictions.

Communes, communautés de communes, syndicats mixtes, SCOT, départements, région, préfectures… Qui fait quoi en Alsace ? Personne ne le sait plus vraiment. Le système actuel est inefficace et coûteux. Or nos impôts doivent servir l’intérêt général et non à financer des mandats superflus, à favoriser le clientélisme ou à entretenir des rivalités de clocher artificielles.

La majorité des habitants du canton et des Alsaciens veulent la fusion. Aussi, si je suis élu et fort de votre soutien, je m’engage à oeuvrer :

– pour la suppression des départements, le renforcement du pouvoir régional et la création d’une vraie collectivité de proximité. Car l’union fait la force,

– pour la constitution d’un Parlement d’Alsace et d’un statut particulier pour notre région, afin que les décisions qui concernent l’Alsace soient enfin prises en Alsace et non à Paris. Car notre région a ses particularités – langue, droit local, Concordat – qui sont autant de richesses à préserver et à développer.

Notre langue régionale est un héritage précieux, un élément central de notre culture et un formidable atout pour l’avenir. C’est également notre fierté et un droit inaliénable. Les années passent et nous avons entendu beaucoup de promesses de la part des élus de tout bord. Mais, ces mêmes élus, qu’ont-ils fait de notre langue et de notre culture ?

Aujourd’hui, la situation est catastrophique : le nombre de dialectophones s’effondre et à peine 7% des élèves sont scolarisés en école bilingue, malgré une forte demande des parents. Ce n’est pas une politique d’avenir, ce sont des soins palliatifs ! A ce rythme, dans quelques années, notre langue régionale sera morte. Notre région est déjà en proie à une grave crise identitaire, qui se traduit maintenant sur le plan économique : plusieurs milliers de chômeurs pourraient aujourd’hui trouver du travail s’ils maitrisaient l’allemand ou l’alsacien.

L’heure est à la reconquête linguistique et aux mesures efficaces. Si je suis élu, je m’engage à oeuvrer pour :

– officialiser la langue régionale, au côté du français,

– généraliser le bilinguisme de la maternelle à l’université,

– régionaliser l’enseignement public.

Les enjeux sont immenses et l’heure des choix importants approche. Je me propose d’être votre porte-parole pour la défense de vos intérêts et de notre Alsace.

Soutenir les parents pour l’ouverture de classes bilingues ainsi que de périscolaires bilingues

Soutenir les troupes de théâtre alsacien

Entretenir le dynamisme de la vie locale associative

Augmenter le nombre de places disponibles en maison de retraite

Assurer la continuité des fréquences et dessertes des transports en commun

Améliorer la qualité d’accueil et d’équipement du collège

Favoriser l’implantation de PME/PMI sur le canton

Sauvegarder les milieux naturels et les espèces protégées

Favoriser le maintien des terres agricoles, vignobles et terres de culture

Organiser un forum annuel des associations du canton pour mieux répondre à leurs attentes

Dernières Nouvelles d’Alsace – Dimanche 5 mars 2011

Jérôme Goepfert en rouge et blanc

Trentenaire, Jérôme Goepfert se lance en politique sous les couleurs de l’Alsace en 1912, le rouge et le blanc. Candidat dans le canton de Geispolsheim, il appartient à Unser Land, le Parti Alsacien.

Il se défend d’être passéiste. Célibataire, cadre dans l’industrie, originaire de Geispolsheim, domicilié à Illkirch, il est candidat pour la première fois. En 2003, son nom figurait sur une liste fédéraliste sans se trouver en position éligible. Elevé par sa grand-mère, dialectophone depuis toujours, membre fondateur de l’association Fer’s Elsass (en 2002), il milite pour des panneaux portant le nom des villages en alsacien, manifeste contre l’ouverture des magasins le vendredi saint. «il fallait lancer le débat, déclare-t-il, souriant. Petit à petit, je me suis dirigé vers la politique. Pour faire changer les choses, il faut passer par les élections ».

En 2009, l’association fusionne avec l’UPA (Union du peuple alsacien), bien plus ancienne. «Ce coup de jeune » et l’union autour du drapeau alsacien rouge et blanc – «couleurs choisies par le Parlement autonome alsacien en 1912″ -, l’amènent à être candidat, cette fois. De ce «blason « , il fait un symbole: «Nous n’avons pas à avoir honte de notre passé, ni du présent, nous avons un avenir radieux », s’exclame-t-il. Son parti est pour la fusion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin pour constituer une «entité alsacienne unique », dotée de compétences élargies: «Tout ce qui concerne l’Alsace doit être géré en Alsace, l’éducation, les transports … L’Etat garde ses pouvoirs régaliens : la défense, la diplomatie, la monnaie. »

L’Alsace aurait son parlement, pourrait faire partie d’une France fédéraliste ou d’une «grande région européenne ». Car son parti est « pro-européen », il le souligne, citant Cohn-Bendit au passage. Pius de «millefeuille » administratif, il y aurait la commune, l’intercommunalité et la grande région.

Unser Land, parti clairement autonomiste, n’est «ni de droite, ni de gauche. Nous refusons tous les extrêmes, dit-il. Nous sommes pour un capitalisme rhénan au niveau économique». Pour Jérôme Goepfert, «le Rhin n’est pas une frontière. Nous vivons dans un espace rhénan, entourés de millions de germanophones». Il plaide pour un «bilinguisme généralisé, des écoles bilingues. La langue écrite serait le Hochdeutsch, la langue parlée l’alsacien au même titre que le français ».

Justice sociale, échanges économiques avec l’Allemagne et la Suisse, fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, protection de la nappe phréatique, renforcement des PME/PMI… Tout un programme visiblement plus proche du modèle germanique que du modèle français.

Monique Heitzler

Jérôme Goepfert, 30 ans, est cadre commercial dans l’industrie. Originaire de Geispolsheim-Gare, il est engagé depuis plusieurs années au sein du mouvement culturel alsacien (Fer’s Elsass). Vice-président d’Unser Land, il milite en faveur du bilinguisme et des libertés alsaciennes.

Cathy Castano, 35 ans, est technicienne dans le transport aérien. Originaire et habitante de Blaesheim, elle est mariée et maman d’une petite fille.

Télécharger la profession de foi

Durant son mandat – raccourci à trois ans – votre nouveau conseiller général devra se prononcer sur la fusion des collectivités alsaciennes et la constitution d’un pouvoir régional fort. Le choix qui sera fait aura des conséquences majeures sur le plan économique et social pour les prochaines décennies. Aussi,

il est de mon devoir de vous en parler et de vous exposer mes convictions.

Communes, communautés de communes, syndicats mixtes, SCOT, départements, région, préfectures… Qui fait quoi en Alsace ? Personne ne le sait plus vraiment. Le système actuel est inefficace et coûteux. Or nos impôts doivent servir l’intérêt général et non à financer des mandats superflus, à favoriser le clientélisme ou à entretenir des rivalités de clocher artificielles.

La majorité des habitants du canton et des Alsaciens veulent la fusion. Aussi, si je suis élu et fort de votre soutien, je m’engage à oeuvrer :

– pour la suppression des départements, le renforcement du pouvoir régional et la création d’une vraie collectivité de proximité. Car l’union fait la force,

– pour la constitution d’un Parlement d’Alsace et d’un statut particulier pour notre région, afin que les décisions qui concernent l’Alsace soient enfin prises en Alsace et non à Paris. Car notre région a ses particularités – langue, droit local, Concordat – qui sont autant de richesses à préserver et à développer.

Notre langue régionale est un héritage précieux, un élément central de notre culture et un formidable atout pour l’avenir. C’est également notre fierté et un droit inaliénable. Les années passent et nous avons entendu beaucoup de promesses de la part des élus de tout bord. Mais, ces mêmes élus, qu’ont-ils fait de notre langue et de notre culture ?

Aujourd’hui, la situation est catastrophique : le nombre de dialectophones s’effondre et à peine 7% des élèves sont scolarisés en école bilingue, malgré une forte demande des parents. Ce n’est pas une politique d’avenir, ce sont des soins palliatifs ! A ce rythme, dans quelques années, notre langue régionale sera morte. Notre région est déjà en proie à une grave crise identitaire, qui se traduit maintenant sur le plan économique : plusieurs milliers de chômeurs pourraient aujourd’hui trouver du travail s’ils maitrisaient l’allemand ou l’alsacien.

L’heure est à la reconquête linguistique et aux mesures efficaces. Si je suis élu, je m’engage à oeuvrer pour :

– officialiser la langue régionale, au côté du français,

– généraliser le bilinguisme de la maternelle à l’université,

– régionaliser l’enseignement public.

Les enjeux sont immenses et l’heure des choix importants approche. Je me propose d’être votre porte-parole pour la défense de vos intérêts et de notre Alsace.

Soutenir les parents pour l’ouverture de classes bilingues ainsi que de périscolaires bilingues

Soutenir les troupes de théâtre alsacien

Entretenir le dynamisme de la vie locale associative

Augmenter le nombre de places disponibles en maison de retraite

Assurer la continuité des fréquences et dessertes des transports en commun

Améliorer la qualité d’accueil et d’équipement du collège

Favoriser l’implantation de PME/PMI sur le canton

Sauvegarder les milieux naturels et les espèces protégées

Favoriser le maintien des terres agricoles, vignobles et terres de culture

Organiser un forum annuel des associations du canton pour mieux répondre à leurs attentes

Dernières Nouvelles d’Alsace – Dimanche 5 mars 2011

Jérôme Goepfert en rouge et blanc

Trentenaire, Jérôme Goepfert se lance en politique sous les couleurs de l’Alsace en 1912, le rouge et le blanc. Candidat dans le canton de Geispolsheim, il appartient à Unser Land, le Parti Alsacien.

Il se défend d’être passéiste. Célibataire, cadre dans l’industrie, originaire de Geispolsheim, domicilié à Illkirch, il est candidat pour la première fois. En 2003, son nom figurait sur une liste fédéraliste sans se trouver en position éligible. Elevé par sa grand-mère, dialectophone depuis toujours, membre fondateur de l’association Fer’s Elsass (en 2002), il milite pour des panneaux portant le nom des villages en alsacien, manifeste contre l’ouverture des magasins le vendredi saint. «il fallait lancer le débat, déclare-t-il, souriant. Petit à petit, je me suis dirigé vers la politique. Pour faire changer les choses, il faut passer par les élections ».

En 2009, l’association fusionne avec l’UPA (Union du peuple alsacien), bien plus ancienne. «Ce coup de jeune » et l’union autour du drapeau alsacien rouge et blanc – «couleurs choisies par le Parlement autonome alsacien en 1912″ -, l’amènent à être candidat, cette fois. De ce «blason « , il fait un symbole: «Nous n’avons pas à avoir honte de notre passé, ni du présent, nous avons un avenir radieux », s’exclame-t-il. Son parti est pour la fusion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin pour constituer une «entité alsacienne unique », dotée de compétences élargies: «Tout ce qui concerne l’Alsace doit être géré en Alsace, l’éducation, les transports … L’Etat garde ses pouvoirs régaliens : la défense, la diplomatie, la monnaie. »

L’Alsace aurait son parlement, pourrait faire partie d’une France fédéraliste ou d’une «grande région européenne ». Car son parti est « pro-européen », il le souligne, citant Cohn-Bendit au passage. Pius de «millefeuille » administratif, il y aurait la commune, l’intercommunalité et la grande région.

Unser Land, parti clairement autonomiste, n’est «ni de droite, ni de gauche. Nous refusons tous les extrêmes, dit-il. Nous sommes pour un capitalisme rhénan au niveau économique». Pour Jérôme Goepfert, «le Rhin n’est pas une frontière. Nous vivons dans un espace rhénan, entourés de millions de germanophones». Il plaide pour un «bilinguisme généralisé, des écoles bilingues. La langue écrite serait le Hochdeutsch, la langue parlée l’alsacien au même titre que le français ».

Justice sociale, échanges économiques avec l’Allemagne et la Suisse, fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, protection de la nappe phréatique, renforcement des PME/PMI… Tout un programme visiblement plus proche du modèle germanique que du modèle français.

Monique Heitzler

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