Menu icoMenu232White icoCross32White
<
>

Images de la page d'accueil

Cliquez pour éditer

Images de la page d'accueilBandeau avec du texte, des boutons ou une inscription à la newsletter

Cliquez pour éditer
Retour
Jean-Georges TROUILLET
17 décembre 2014

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Abonnez-vous à notre newsletter
icoCross16Dark

Le jour où la France a voulu supprimer l’Alsace

Ce mercredi 17 décembre marquera donc le jour où Paris aura décidé de faire disparaitre l’Alsace. Cette décision n’a pas été prise sur un coup de tête : à quatre reprises, l’assemblée nationale aura suivi le gouvernement dans sa décision.

Personne ne nie la nécessité d’une réforme territoriale. Le millefeuille administratif destiné à « diviser pour régner » étant devenu insupportable, même aux yeux de l’Etat. Alors que les citoyens ne s’identifient plus aux institutions, que le système politique est verrouillé et que l’on cherche en vain une lisibilité de l’action publique, le gouvernement avait la possibilité de tout réorganiser autour de trois échelons : la commune, les intercommunalités et la région. Et de supprimer tout le superflu : départements, services préfectoraux et autres services déconcentrés de l’Etat.

Valls aurait pu faire des régions correspondant aux identités et aux aspirations des peuples, des régions dans lesquelles les citoyens se reconnaissent. Il aurait pu rebâtir la France sur ces identités, elle qui leur fait la guerre depuis des siècles. Mais non. Baignant dans une ignorance crasse des réalités et dans les délires jacobins, Valls a choisi la solution la plus imbécile qui soit : maintenir le millefeuille et casser le peu qui marchait.

Au sujet de l’Alsace, le gouvernement était averti de l’erreur qu’il était en train de commettre. Mais au lieu de chercher une solution pragmatique, Valls s’est enferré dans le dogmatisme et la provocation. «Il n’y a pas de peuple alsacien», voilà une phrase qui raisonnera encore longtemps et que les Alsaciens ne sont pas prêts d’oublier.

Désormais plus rien ne sera jamais comme avant entre la France et l’Alsace. Le 17 décembre 2014 entrera dans l’histoire, comme le jour où la France a décidé d’en finir pour de bon avec l’Alsace. Ce sera pour nous le premier jour de la Résistance.

« Ils ont voulu nous enterrer, ils ont oublié que nous étions des graines » (proverbe mexicain)

En quelques semaines, une génération entière de militants vient de naître, se frayant un chemin entre les bordées d’insultes émanant des rangs socialistes et le reniement de certains élus UMP. Beaucoup sont jeunes, nombre d’entre eux ne s’appellent pas Schmitt ou Muller, beaucoup ne parlent pas l’alsacien, mais tous revendiquent leur alsacianité. Ils se sont levés pour l’Alsace, car on vient de leur voler ce qui ne s’achète pas : l’identité, la dignité, l’espoir en un avenir meilleur.

Le mouvement est né pendant l’été et lors de la manifestation du 11 octobre à Strasbourg. Ce jour-là, la fracture était évidente, entre le peuple massé sur la pelouse, brandissant les drapeaux Rot un Wiss, et les élus bardés de leurs écharpes tricolores. Depuis ce fossé n’a cessé de grandir.

Devant le mutisme des élus, les citoyens, soutenus par Unser Land, ont repris le flambeau de la contestation. Le 23 novembre, ils étaient 1.000 à manifester à Strasbourg. Le 30 novembre, on comptait 3.000 manifestants à Colmar, malgré l’interdiction de la préfecture. La semaine suivante, ils étaient 4.000 à Mulhouse puis 6.000 à Strasbourg.

Inédit en Alsace, ce mouvement est une lame de fond qui croît chaque jour et qui finira par emporter une classe politique responsable en grande partie de la situation actuelle. Au « politologue » Philippe Breton qui, au soir du référendum de 2013, se réjouissait de la disparition de l’identité alsacienne, la mobilisation sans précédent des semaines dernières vient d’apporter un démenti cinglant.

Privé d’institution pour le représenter, le peuple alsacien vient de perdre un précieux instrument pour assurer sa pérennité et son développement. Le militantisme alsacien deviendra nécessairement plus fort, plus organisé, plus combatif. Tous ont conscience que le combat pourra durer des années voire des décennies.

Il n’y a maintenant plus rien à attendre de Paris ni de la France. Les prochaines élections présidentielles nous apporteront un Valls, un Sarkozy, une Le Pen ou un Mélenchon. Tous sont jacobins, cocardiers et parigot-centrés.

Notre voie est maintenant toute tracée : investir tous les champs de la société – politiques, culturels, économique, sociaux – pour reconquérir nos libertés et donner un avenir à l’Alsace, terre rhénane au cœur de l’Europe.

JG Trouillet

Consultez également
Lancement du 66 ème congrès de la FUEN

Lancement du 66 ème congrès de la FUEN

Lancement du 66 ème congrès de la FUEN - Federal Union of European Nationalities qui se tient à...

29 septembre 2022
Conférence débat : Le droit Local en danger

Conférence débat : Le droit Local en danger

Chers amis, Liewi Friend,Notre prochain Rendez-vous se précise le 30 septembre à 19h00.Une...

26 septembre 2022
COMMUNIQUE DE PRESSE : Transports scolaires

COMMUNIQUE DE PRESSE : Transports scolaires

Unser Land constate avec consternation le désarroi dans laquelle se trouvent les familles...

25 septembre 2022
Les élus de la CeA tiquent à l'idée de porter une écharpe rouge et blanche

Les élus de la CeA tiquent à l'idée de porter une écharpe rouge et blanche

Certains élus de la CeA tiquent à l'idée de porter une écharpe rouge et blanche, qui sont...

25 septembre 2022
COMMUNIQUE DE PRESSE : La politique hypocrite des LR

COMMUNIQUE DE PRESSE : La politique hypocrite des LR

La centrale nucléaire fut mise initialement en service en 1978 pour une durée de vie...

22 septembre 2022
Je rejoins les Jeunes Unser Land

Je rejoins les Jeunes Unser Land

En restant crispé sur sa volonté centralisatrice, l’État se met en retard par rapport à l’Europe...

17 septembre 2022