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Une nouvelle offensive laïque – CDP pour les DNA

Suite à l’article paru dans les DNA ce jeudi 5 janvier 2017 sur « la nouvelle offensive laïque », nous avons décidé de réagir et d’écrire au rédacteur en chef des DNA. Voici notre réponse, suivi de l’article à l’origine de notre communiqué de presse.

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Monsieur le rédacteur en chef,

Par la présente je souhaite réagir à l’article « Une nouvelle offensive laïque » dans les DNA du 5 janvier 2017.

L’acharnement du « collectif laïque » à inverser la procédure pour l’inscription ou la non inscription à l’enseignement religieux en Alsace Moselle relève de la chicanerie sinon de la névrose. La proportion des enfants inscrits diminue naturellement et inexorablement. Mais apparemment cela ne satisfait pas les associations laïques, qui souhaitent porter un dernier coup aussi symbolique que superfétatoire à une tradition qui, optionnelle dans les faits, ne pose ni problème ni contrainte à personne. N’y a-t-il pas d’autre urgence pour ce collectif, qui se dépense à harceler les ministères parisiens pour la gloire d’un « petit décret » ?

Y aurait-il des études pour démontrer que l’enseignement religieux pénalise la proportion d’enfants alsaciens-mosellans qui en font le choix ? Ces enfants obtiendraient-ils des résultats inférieurs à ceux qui en sont dispensés ? On peut imaginer au contraire qu’ils sont mieux préparés notamment à comprendre les œuvres littéraires, architecturales et artistiques inspirées par les figures et événements religieux qui – qu’on le veuille ou non – ont façonné notre société et notre patrimoine culturel.

Qu’on examine les résultats médiocres obtenus par l’Éducation Nationale dans différents classements internationaux : l’énergie déployée par le collectif laïque dans son combat idéologique dépassé serait mieux investie dans la recherche de solutions réellement utiles à l’épanouissement et la formation de tous les enfants.

Andrée Munchenbach, Présidente

UNSER LAND, Le Parti Alsacien

Article paru dans les DNA de jeudi 5 janvier 2017, par Myriam AIT-DIDHOUM

ALSACEMOSELLE ENSEIGNEMENT RELIGIEUX

Une nouvelle offensive laïque

Il suffirait d’un petit décret pour rendre optionnel l’enseignement religieux dans l’école publique en AlsaceMoselle, défend un collectif laïque qui tente une nouvelle – et dernière ? – fois de convaincre le ministère, avant les élections.

Pour que les élèves ne suivent pas le cours de religion à l’école, au collège ou au lycée, en Alsace et en Moselle, les parents doivent officiellement les en dispenser.

L’Observatoire de la laïcité à l’école publique soumet ces chiffres : en 2015, à l’école élémentaire, 53 % des enfants en Alsace, 59 % en Moselle, ont suivi le cours de religion. Au collège, on passe à 25 % en Alsace, 20 % en Moselle. Au lycée enfin, la désaffection est encore plus criante : 13 % des élèves alsaciens sont inscrits, ils sont 1,5 % en Moselle.

Une demande symbolique

Ce pourrait être vu comme une victoire pour Bernard Anclin, président de Laïcité d’accord, et Claude Hollé, son secrétaire général. Mais leur demande, qui tient beaucoup du symbole, est celleci : que ce soit la pratique qui devienne optionnelle et qu’il faille la demander. Ils parlent de « déclaration positive », pour ceux qui souhaiteraient inscrire leurs enfants à un enseignement religieux. Pour les autres, il n’y aurait plus besoin de dispense.

Le collectif d’organisation laïque d’Alsace et de Moselle fédère depuis quatre ans une dizaine d’associations et syndicats tels que l’Unsa (Union nationale des syndicats autonomes) ou la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves).

Pour avoir été reçu cinq fois au ministère de l’Éducation nationale, deux fois à Matignon et deux fois à l’Élysée, même si c’était toujours avec des conseillers, le collectif a bien cru obtenir gain de cause.

Une grande consultation a eu lieu entre mai et septembre 2016. Bernard Anclin et Claude Hollé n’ont toujours pas les conclusions du rapport produit par les rectorats concernés, les académies de Strasbourg et de NancyMetz. Tout juste ontils appris que le premier rapport, jugé trop imprécis, a dû être retravaillé. Une nouvelle version aurait été rendue à la veille des congés de Noël – nous n’avons pas réussi à joindre le rectorat.

Dans l’attente et avant la fin du mandat, ils entendent mettre un dernier coup de pression en organisant la semaine prochaine à Paris une nouvelle conférence de presse, plus près du ministère. Un premier appel national avait été lancé le 5 avril 2016.

Bernard Anclin et Claude Hollé rappellent qu’il ne s’agit pas de toucher au Concordat et que le changement ne demande qu’un décret.

Parmi leurs autres objectifs, l’abrogation du délit de blasphème ou encore que l’enseignement religieux sorte des 24 heures d’enseignement obligatoire.

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