Menu icoMenu232White icoCross32White
<
>

Images de la page d'accueil

Cliquez pour éditer

Images de la page d'accueilBandeau avec du texte, des boutons ou une inscription à la newsletter

Cliquez pour éditer
Retour
A chacun ses Ayatollahs !

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Abonnez-vous à notre newsletter
icoCross16Dark

A chacun ses Ayatollahs !

A chacun ses Ayatollahs !

par Bernard Wittmann

La semaine passée, la France était scandalisée par le fait que les statues dénudées du musée du Capitole de Rome avaient été dissimulées derrière des paravents pour ne pas heurter le regard du président iranien Hassan Rohani. Les commentateurs français insistèrent pour expliquer qu’en France, on se montre plus intransigeant sur le patrimoine culturel et qu’une telle offense à l’art y aurait été impensable ! Voilà pour le cocorico et l’autosatisfaction !

Pourtant, en remontant dans l’histoire alsacienne, nous trouvons une anecdote qu’on peut rapprocher de celle du Capitole : il s’agit de la statue dénudée du « Vater Rhein », le « père Rhin », qui se trouvait alors face à l’Opéra, place Broglie à Strasbourg. Cette statue en bronze consacrée au « dieu Rhin » et inaugurée en 1902, était l’œuvre du grand sculpteur munichois Adolph von Hildebrand.

Mais en 1918, quand les Français, ivres de gloire, entrèrent à Strasbourg, ils se montrèrent immédiatement irrités par cette statue trop boche à leurs yeux : un artiste allemand et la thématique germanique du « dieu Rhin » sur une place aussi prestigieuse que la place Broglie, étaient insupportables à leurs yeux (comme à ceux des activistes francophiles du Reichsland qui la brocardaient volontiers).

De sorte qu’en décembre 1918, pour ne pas heurter le regard de Poincaré, un authentique ayatollah républicain, venu en visite à Strasbourg, le Conseil municipal ordonna à l’architecte en chef, Clément Dauchy, de recouvrir la statue d’une pyramide de planches surmontée d’un immense coq gaulois, le tout abondamment revêtu de draperies tricolores. Ce style pompier marqué du sceau du patriotisme tricolore plaisait aux nouvelles autorités françaises.

Jamais avares de marques de servilité, quelques mois plus tard, nos édiles strasbourgeois ordonnèrent le démontage de la statue et son stockage dans un hangar de l’office de construction. Finalement, suite à un accord entre Strasbourg et Munich, il fut décidé d’échanger le « Vater Rhein » contre la statue du « Meiselocker » de l’artiste alsacien Ernst Weber qui fut installée en 1929 place St Etienne. De son côté, le « Vater Rhein » était inauguré à Munich en 1932.

Bernard Wittmann – Historien

Consultez également
Jean-Georges Trouillet, candidat à la vice-présidence de R&PS

Jean-Georges Trouillet, candidat à la vice-présidence de R&PS

L’objectif, à mon sens, est désormais de faire de R & PS une force politique capable de...

26 septembre 2022
Synthèse de l'université d'été de R&PS

Synthèse de l'université d'été de R&PS

Du Jeudi 25 au dimanche 28 août 2022 s'est déroulée l'université d’été de notre fédération...

3 septembre 2022
80e anniversaire du décret instaurant l'incorporation de force

80e anniversaire du décret instaurant l'incorporation de force

En ce triste jour du 80e anniversaire du décret du Gauleiter Wagner instaurant l'incorporation...

26 août 2022
Soutien aux sapeurs-pompiers

Soutien aux sapeurs-pompiers

👉Depuis plusieurs semaines les SDIS d'Alsace SDIS 68 Service d'incendie et de secours du...

10 août 2022
Décision du Tribunal Administratif de Strasbourg concernant Stocamine

Décision du Tribunal Administratif de Strasbourg concernant Stocamine

Unser Land se félicite de la décision rendue par le Tribunal Administratif de Strasbourg de...

3 août 2022
Belle fête nationale à la Confédération Suisse

Belle fête nationale à la Confédération Suisse

En ce jour du 1er août, nous souhaitons une belle fête nationale à la Confédération Suisse,...

1 août 2022